Take2, la force tranquille

De 15 mai 2019 Actu

Coqueluche des joueurs comme de la finance, Take-Two envisage l’avenir avec optimisme. Et il le peut, l’éditeur est porté par d’excellents résultats de fin d’année fiscale qui feraient rougir un Electronic Arts en méforme. Ses franchises vedettes, au premier rang desquelles GTA V et RDR2, sont bien placées pour répéter l’exploit commercial sur PS5 et consoles concurrentes.

C’est à ce traditionnel grand oral que s’est plié le PDG Strauss Zelnick, tout heureux de défier le futur devant actionnaires et investisseurs séduits par ce discours volontariste. S’il se dit extrêmement « attentifs » aux modèles émergents et son corollaire, les bouleversements concurrentiels, le dirigeant considère la génération entrante sans « changement notable ». Pas que les technologies embarquées dans les nouvelles consoles soient peu évoluées, non, sur ce versant « nous sommes plutôt avantagés » glisse avec une pointe d’excès de confiance, S. Zelnick.

Autre paradigme pour lequel l’éditeur évalue la portée économique, les services d’abonnement. Les joueurs semblent peu à peu intégrer ce nouveau mode de consommation. « Un point d’équilibre » doit toutefois être identifié afin de satisfaire les intérêts divergeant des créatifs et actionnaires. Il reconnaît que cette tâche « sera loin d’être facile ».

Enfin, l’accès instantané des jeux vidéo sur formats indifférenciés stimule l’appétence du dirigeant. Ce dernier n’hésitait pourtant pas à alerter, lors de son dernier tour de table avec ses actionnaires, l’immense défi technique du streaming. Mais un précédent du nom de Stadia a modifié son appréciation de ce marché naissant. La « confiance » s’affiche désormais, reste une viabilité économique à définir.

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