PS5 versus Stadia: une comparaison impossible

De 31 mars 2019 Actu

Bien que la fiche technique de Stadia semble très ambitieuse, elle n’effraie pas pour autant Sony et son compétiteur. Vous avez dit 10,7 TFLOP ?

« Sony (et accessoirement Microsoft) vise un palier plus élevé que celui annoncé par Google » annonce tout de go Jason Schreirer, journaliste chez Kotaku et (re)connu pour ses informations de première main. Sony verserait donc dans la surenchère technologique. Une dynamique qui rythme depuis des décennies la compétition entre constructeurs et se prolongerait donc avec le défi qu’impose la fiche technique renversante de Stadia. Mais ce modèle de pensée manque de pertinence, selon Lewis Ward, analyste chez IDC…

Ainsi, la liste des spécifications déroulé par un Google non exercé à ce rituel séculaire fausse le jeu de confrontation avec les acteurs historiques de l’industrie car l’offre du géant de l’Internet ne répond à aucune base conventionnelle. « Ce n’est pas un produit physique que vous achetez, c’est une batterie de serveurs extrêmement évolutive. Je suis persuadé que Google pourrait disposer de 20 à 40 téraflops de puissance de calcul par flux, s’il le souhaite » , glisse très justement l’analyste.

La grille de lecture du journaliste de Kotaku serait donc totalement dépassée par le concept de dématérialisation des supports auquel répond Stadia. L’architecture technique flexible proposée par Google doit cependant répondre à des arbitrages autant économiques que stratégiques. Les acteurs de l’édition ne doivent pas être effrayés par autant de puissance disponible car « d’aucun n’envisage de créer un jeu qui nécessite tant de calculs », sauf contrat d’exclusivité signé avec ce nouvel entrant. Son aisance financière l’autorise toutefois à concilier ces intérêts contradictoires.

Selon l’analyste, Sony comme Microsoft sont en phase de veille concurrentielle et une étude fine du comportement des joueurs s’impose : « je suis persuadé que l’on s’interrogera d’ici la commercialisation des consoles nouvelle génération, de l’impact des services et jeux en streaming sur les habitudes de consommation ainsi qu’aux dépenses qui leur seront consacrés ». En cela, l’offre Stadia si elle est validée par le marché changerait l’opinion de Sony qui par la voix de son directeur financier planche sur un passage de relai effectif dans cinq ans minimum.

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